Marion Rampal, chant
Pierre-François Blanchard, piano, claviers
Sébastien Llado, trombone, conques
Jeanne Béziers, mise en scène
Cécile McLorin Salvant, illustrations
Martin Sarrazac, texte
Charlotte Ducousso et Jean-Bastien Nehr, création lumière Marc Anquetil, conception décor
Costumes du Théâtre du Maquis, création de Christian Burle 

 

Texte de Martin Sarrazac sur une idée originale de Marion Rampal Compositions de Marion Rampal, Pierre-François Blanchard, airs traditionnels 

Une production Les Rivières Souterraines, coproduction L’Astrada Marciac, partenariat Philharmonie de Paris, Théâtre d’Ivry Antoine Vitez. Avec le soutien du Conseil Général du Vaucluse, La Sacem et l’Adami. 

 

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Imaginez une île où se rencontre et s’entrelace la multitude des chants du monde. Un lieu commun d’où écouter, comme l’écrivait Edouard Glissant, « le choc actuel de tant de cultures qui s’embrasent, se repoussent, disparaissent, subsistent pourtant, s’endorment ou se transforment, lentement ou à vitesse foudroyante ... ». Une île où le tumulte qui nous entoure, la symphonie/ dysphonie du Tout-Monde, peut se saisir par quelque détail et retrouver la simplicité d’une chanson qui est mienne ou tienne ou nôtre. 

Empruntant aux figures des écrivains voyageurs, des musicologues collectionneurs, et des troubadours ou bluesmen, leur baluchon sur l’épaule, trois musiciens se font explorateurs butineurs, marins rêveurs et amoureux d’utopies. Ils suivent par exemple un air parti de Bretagne pour le Canada, descendu jusqu’en Louisiane avec les acadiens, et qui, repris par une chanteuse créole, y rencontra le Blues, ils admirent ses métamorphoses, ils témoignent de l’invention des traditions musicales par des artistes illustres ou inconnus. 

Au bout de leur voyage, espèrent-ils, L’Île aux chants mêlés, le lieu toujours singulier de la créolisation, cette utopie réelle, une terre qui, potentiellement, peut se situer partout, en France, en Louisiane, à Hawaï comme aux Caraïbes.